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Refka Chaibi réadapte “La Sérénade d’Ibrahim Santos” en dialecte tunisien

Son amour pour son pays d’origine et son attachement à la revitalisation du dialecte tunisien elle les a portés par les mots dans le conte “Khrafét Ibrahim el Sondesse”, son premier essai de réadaptation du roman “La Sérénade d’Ibrahim Santos” (Editions Elyzad) de Yamen Manai, en dialecte tunisien.

Cette adaptation, initialement présentée sous forme de conte raconté par l’autrice tunisienne, résidant en en France depuis plus de vingt ans, Refka Chaibi, lors du festival Dream City en 2011, est éditée en 2024 par la maison d’édition tunisienne “Ibn Arabi Editions”, et figure parmi les nombreux ouvrages de la littérature tunisienne contemporaine présentés dans le cadre de la 38ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis.

Après un premier podcast en dialecte tunisien intitulé « Blabla Bled », “Khrafét Ibrahim el Sondesse” qui a fait sa toute première sortie à la Foire Internationale du Livre de Tunis sera disponible, note-telle, aux librairies sur tout le territoire tunisien, offrant aux lecteurs une expérience immersive dans un univers où la tradition orale rencontre la modernité de l’écriture.

” Le conte devient l’expression vivante d’une culture, une passerelle entre les générations, les langues et les mondes », c’est dans cet esprit qu’elle présente son conte, “Khrafét Ibrahim el Sondesse” qui incarne le pouvoir magique des récits qui forment des liens entre les individus, transmettant des valeurs, des souvenirs et des héritages culturels, cite l’autrice.

A travers ce conte, elle s’engage, “à préserver la richesse de la tradition orale tunisienne tout en l’adaptant au monde contemporain”. En utilisant des proverbes et des mots presque oubliés, ce conte offre une immersion dans la culture et la langue tunisiennes, tout en célébrant la diversité des histoires et des voix qui composent plusieurs patrimoines.

L’œuvre selon l’auteure n’est pas seulement un hommage à la tradition orale, mais aussi un appel à l’accessibilité à la littérature et au savoir. En mettant en lumière l’importance de la transmission orale dans un monde de plus en plus dominé par les écrans, elle rappelle que l’oralité reste une forme d’expression authentique et puissante, capable de nourrir l’imaginaire et de tisser des liens durables entre les individus.

“Khrafét Ibrahim el Sondesse” est bien plus qu’un simple conte ; c’est un témoignage vibrant de l’importance de préserver et de célébrer nos traditions orales et notre identité à travers notre dialecte, tout en embrassant les influences et les échanges culturels qui enrichissent notre monde, avance l’autrice qui sera présente pour une séance de signature prévue pour le samedi 27 avril 2024. Refka Chaibi, experte en technologies de l’information et de la communication, professeure universitaire à l’université Paris Saclay et à l’université Léonard De Vinci, est aussi éditorialiste et journaliste.

TAP

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